Interview avec Frankey & Sandrino :" On a une perception différente de ce qu'est la house ou la techno"

frankey et sandrino origins festival marrakech

Frankey & Sandrino, c’est le duo désormais légendaire composé par Sandrino Tittel et Frank Beckers. Djs et producteurs de très grand talent, ils se sont rencontrés il y a près de 10 ans dans un club underground en Allemagne. 

Depuis, les succès s’enchaînent avec des signatures dans des labels prestigieux tels que Four Twenty Records, Mood Music, Drumpoet ou encore Innervisions, qui a dévoilé leur chef d’oeuvre “Acamar” récompensé de l’Award du meilleur track à Ibiza. Ils fondent par la suite leur propre label Sum Over Histories avec des créations comme “Virgo”, leur remix de l’un des plus gros track de musique électronique “Domino” ou leur excellent remix, récemment sorti “Naked” . My Little Kech a eu le plaisir d’interviewer Frankey & Sandrino à l’occasion de Origins Festival Winter Session, prévu le 28 décembre 2019 à Al Maaden Golf Marrakech, magnifique spot.

Leurs débuts, leurs inspirations, leur amour pour la musique, leur style… découvrez en intégralité l’interview exclusive de Frankey and Sandrino.

My Little Kech : Salut Frankey & Sandrino, tout le monde est très excité à l’idée de vous voir à l’ouvre le 28 décembre, Est ce que c’est votre première fois au Maroc et à Marrakech ?

Sandrino : Salut, non ce n’est pas ma première fois au Maroc mais c’est la première fois à Marrakech.
Frankey : Nous sommes déjà venus au Maroc mais bizarrement, jamais à marrakech, même si c’est peut etre la ville la plus célèbre et le plus connue du Maroc.

My Little Kech : Que pensez vous du Maroc et de la culture de la musique électronique dans le pays ?

Sandrino : Comme je ne suis venu que deux fois au Maroc, je ne peux pas vraiment vous donner une idée globale sur la culture de la musique électronique marocaine, mais ce que je peux vous dire, c’est que notre musique a été très bien accueillie et nous avons passé de bons moments avec des gens ouverts d’esprit et amoureux de la musique. Evidemment, beaucoup de promoteurs internationaux le confirment  et vous pouvez voir qu’il y a de plus en plus de festivals et d’événements comme Oasis festival, déjà bien établi.
Frankey : Pour être honnête, je ne m’attendais pas à grand chose pour ma première visite au Maroc, mais il s’est avéré que c’était un endroit où les gens apprécient vraiment et célèbrent la musique électronique.

My Little Kech : Vous avez débuté il y a 10 ans, où et comment vous êtes vous rencontrés la première fois ?

Sandrino : Nous jouions tous les deux régulièrement dans un club nommé Butan Club dans l’ouest de l’Allemagne. Après notre rencontre, nous sommes devenus amis et nous avons décidé de faire de la musique ensemble.
Frankey : Je jouais déjà dans d’autres projets, mais nous avions les mêmes racines et les mêmes amis, donc ce n’était qu’une question de temps avant qu’on essaye de créer quelque chose ensemble.

My Little Kech : Est ce que la musique électronique a toujours été une vocation et une passion pour vous ?

Sandrino : La musique est amour et lutte en même temps. J’ai autant besoin de lutte que j’aime la musique. Cela me permet de me remettre en question, d’apprendre et de développer.

Frankey : Aussi longtemps que je me souvienne, la musique a toujours été une vocation et une passion pour moi. Pas seulement la musique électronique, tous les genres de musique. J’ai commencé à écouter de la musique à l’âge de 4 ans, quand j’ai su allumer le tourne-disque de mes parents. Et j’ai commencé à jouer du piano à l’âge de 7 ans. Depuis, la musique a toujours été la partie la plus importante et la plus grande de ma vie, donc je pense que la réponse est oui

My Little Kech : Quels artistes vous inspirent et vous influencent ?

Sandrino : L’inspiration vient de sources incertaines et non définissables, et vous la prenez pendant qu’elle est avec vous.

Frankey : Pour moi, l’inspiration vient principalement d’artistes qui font des choses complètement différentes de ce que je fais. Jordan Rakei, Jacob Collier, Billie Ellish, M. Bill. pour n’en nommer que quelques-uns, n’ont absolument rien en commun avec moi ou avec les autres.

My Little Kech : Votre style a évolué depuis vos débuts, comment le définiriez-vous maintenant ?

Sandrino : Nous sommes tous les deux d’accord sur le fait que définir quelques chose, c’est la mettre dans une case et la limiter. Je voudrais laisser libre cours à l’imagination et l’interprétation. En fin de compte, c’est la musique électronique.
Frankey : Comme Sandrino l’a dit, la définition est presque impossible et à mon avis, les noms qu’on donne depuis quelques temps aux différents genres de musique électronique sont plutôt faux. Par exemple “house progressive”. Rien n’est “progressif” ou “house” dans ce genre, mais il porte encore ce nom … Même Sandrino et moi avons une perception différente de ce qu’est la house ou la techno par exemple.

My Little Kech : Comment en êtes-vous arrivée à la création du chef-d’œuvre Acamar, qui vous a révélé au monde entier ?

Sandrino : Comme le mystère existe à cause de l’inconnu, j’aimerais le garder ainsi…[rire]

My Little Kech : Sur quoi travaillez-vous actuellement ?

Sandrino : Nous avons eu pas mal de sorties cette année et à part un Ep, nous avons dévoilé tout ce que nous avons écrit l’année dernière, donc nous sommes de retour au studio pour travailler sur de nouvelles musiques.

My Little Kech : Quel est votre prochain projet ?

Frankey : Faire plus de sport, apprendre plus de synthés, prendre plus de temps pour soi…

My Little Kech : Qu’avez-vous prévu pour Origins Festival ?

Sandrino : Profiter de la bonne cuisine marocaine avec des amis et faire une ÉNORME fête avec vous !

On a hâte d’y être !