"Les Étoiles de Jemaa El Fna", le projet de lutte contre l'écart social lancé par Mahi Binebine et Nabil Ayouch est pour très bientôt

"Les Étoiles de Jemaa El Fna", le projet de lutte contre l'écart social de Mahi Binebine et Nabil Ayouch

Ce sera le 4ème centre culturel et artistique lancé par Mahi Binebine et Nabil Ayouch. Après celui de Sidi Moumen à Casablanca, du Souss à Agadir ou encore du détroit à Tanger, Marrakech accueillera d’ici peu, “Les Étoiles de Jemaa El Fna”, dans un riad se trouvant à deux pas de la place Jemaa El Fna et de la Koutoubia.

Le centre “Les Étoiles de Jemaa El Fna” a pour objectif de réduire l’écart social et lutter contre le sentiment d’abandon. Ouvert aux jeunes du quar­tier où ils est implanté, c’est un lieu d’initiation et de formation aux métiers des arts et de la scène (Musique, danse, théâtre, cinéma, arts plastiques…) ainsi que d’apprentissage des langues étrangères. C’est aussi et surtout un espace de diffusion, où les talents du quartier ont la possibilité de se produire dans un cadre professionnel.

Le centre accueillera aussi régulièrement, et dans le cadre de ses activités culturelles, des artistes, des troupes et des compagnies marocaines et internationales pour des spectacles, des représentations et des projections.

Propriété du département de la Jeunesse et des Sports, cet ancien riad délabré a été cédé à la Fondation Ali Zaoua. «Je l’avais repéré depuis longtemps. Après l’avoir sollicité et lui avoir expliqué le pro­jet, le ministre Rachid Talbi Alami nous a donné deux riads, un à Marrakech et un à Fès», explique Mahi Binebine. Le wali de Mar­rakech, Karim Kassi-Lahlou, a levé 2 millions de dirhams pour les travaux et 2 autres millions pour les équipements.

La Fondation luxembourgeoise pour l’éducation et la santé, Piou Redo, est un soutient, tout comme les Fondations Société Gé­nérale et Société Générale Maroc, qui ont signé une convention en juin dernier, s’engageant à supporter un tiers des charges annuelles du centre marrakchi. Pour les deux tiers restants, «nous devrons encore mendier», s’amuse Mahi Binebine.